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Question 13
: Où en est le bras de fer avec la coopérative des taxis?
Réponse :
Le bras de fer existe en fait avec
« l’amine » pour des raisons bassement politiques et d’intérêt
personnel. J’ai reçu une délégation des chauffeurs de taxis, la
Commission présidée par Si Aarouch en a fait de même avec d’autres
chauffeurs, et on est arrivé ensemble à la conclusion qu’il y avait
un problème de communication exploité par « l’amine » et un
conseiller communal, devenu son acolyte pour contrecarrer toute
initiative du Conseil.
Lors de ces deux rencontres, plusieurs mal entendus ont été
éclaircis et une solution globale sera discutée tant avec les
chauffeurs de taxis, que ceux des autocars et des pick up.
Question 14 : Y
a-t-il une certaine collaboration et concertation avec les communes
avoisinantes, Dir, Naour, Zaouia Echeikh, Kasba tadla ?
Réponse :
Malheureusement non. En 2008,
j’avais essayé d’instituer des rencontres mensuelles pour partager
nos expériences réciproques et mutualiser nos moyens, mais pour des
sensibilités politiques ou d’incompatibilité personnelle, mais de
temps en temps, on se donne des coups de mains pour prouver que la
collaboration n’est pas lettre morte.
Question 15 : Depuis 2003, vous avez manifesté et démontré votre
prédisposition et votre engagement à participer à l’animation du
site web d’El Ksiba. 8 ans après, quelle en est votre évaluation?
Réponse :
C’est vrai que j’avais démontré ma
prédisposition, malgré mes fonctions et charges ministérielles, à
contribuer à l’animation de votre site et à essayer de le rendre
dynamique, du moins au niveau des activités et nouvelles du Conseil.
Aujourd’hui, ma détermination est encore forte dans le sens d’une
participation positive, loin des querelles politico politiciennes,
des règlements de comptes post électoraux, des inimitiés gratuites
ou des incompatibilités d’humeur.
Je pense que la Municipalité d’El Ksiba est peut être l’une des
rares communes à afficher sur un site les comptes rendus de son
Conseil, à faire l’objet d’avis et de positions exprimés au niveau
de la rubrique « forum discussion », à publier ses chiffres et à
accepter les critiques et reproches constructifs.
Question 16 :
Vous avez été Ministre du Commerce
Extérieur de 2002 à 2007 et quitté le Gouvernement en Novembre 2007.
Aujourd’hui, en tant que Parlementaire, Conseiller régional et
Président municipal, comment arrivez-vous à honorer toutes ces
responsabilités?
Réponse :
Au terme de ces deux dernières
années, 2007 et 2008, mon temps a été partagé entre la Commune dont
je gère les dossiers importants et suis les activités à raison de 6
à 7 jours, par mois, sur place, et le reste du temps, à partir Rabat
par téléphone et les e-mails d’une part, et ma famille d’autre part.
Au niveau du Parlement, quand je ne suis à pas à El Ksiba, j’assiste
le Mercredi aux réunions du groupe parlementaire de mon parti et à
la séance des questions orales. Je suis membre de la commission des
finances et rapporteur et coordinateur des travaux de cette
commission au niveau de mon groupe parlementaire.

Signature Accord de pêche Maroc
UE , (source : M. Mechahouri)
Question 17 :
Certaines personnes vous
reprochent le manque ou peu de contact et de communication avec la
population ?
Réponse 17 :
Chaque homme à son propre style de gestion et pour moi, le plus
important, ce sont les changements et les améliorations à apporter à
la vie quotidienne des citoyens kasbaouis. Je ne peux pas avoir des
contactes et communiquer avec toute la population de la ville, cela
me semble difficile, voir même impossible, et cette mission
appartient, à mon avis, aux autres élus, chacun au niveau de sa
circonscription.
C’est vrai que mon style est totalement différent de celui tous les
présidents précédents qui ont habitué les kasbaouis à des « salama
alikoume » hypocrites et stériles et à la narration d’anecdotes
salées.
La preuve de cette affirmation, c’est que les citoyens ne parlent,
commentent et s’intéressent à la chose publique et communale que
depuis 4 ou 5 ans…. Pour moi, c’est ce résultat qui compte.
Question 18 : La
construction du nouveau siège municipal, lancée depuis près de 4
ans, est arrêtée. Que s’est-il passé?
Réponse :
L’appel d’offres public a été lancé en 2006 et nous n’avons pas eu
de chance, car en prenant la société moins-disante, nous somme
tombés sur un os, un entrepreneur qui a fait ses calculs pour
consommer la totalité du montant du marché rien qu’au niveau du lot
des gros œuvres dont il a sous estimé les quantitatifs et surestimé
les prix…. Ni les Services techniques de la Commune, ni l’Architecte
n y ont vu que du feu !!!!
Le chantier a été abandonné par cette entreprise le 19 Septembre
2008 et depuis lors, la Commune a tout entrepris pour trouver un
arrangement avec cette société. Finalement, la solution de
résiliation a été négociée à la fin du mois de Février 2010, le
dossier a été transmis à la Province pour approbation et un nouveau
marché est en cours de préparation pour achever les travaux restant.
Si tout se déroule comme prévu, la construction du siège communal
sera achevée vers la fin de l’année 2010.
Question 19 : Quels sont
vos principaux grands projets pour le mandat actuel?
Réponse :
1 - Continuer à
bitumer les principales avenues et rues de la ville,
2 - Etudier et commencer à réaliser la mise à niveau et le réaménagement
du site de taghbaloute,
3 – Concrétiser la concession de l’assainissement à l’ONEP,
4 – Construire la maison de la culture et la salle de sport couverte,
5 – Continuer à travailler avec EL OMRANE pour la mise à niveau des
quartiers sous équipés,
6 – Préparer le relève pour la gestion de la Commune.
Question 20 : Taghbaloute
Nouhlima est l’espoir des habitants d’El Ksiba pour un espace de
développement et de loisir pour les citoyens kasbaouis et des
habitants des villes voisines. Pensez vous que le Conseil actuel
pourra réaliser cet objectif au terme de son mandat?
Réponse :
Le
dossier de Taghbaloute est plus compliqué qu’on ne le pense. Il
serait malhonnête de dire que ce site peut être changé par un coup
de baguette magique et ce pour les raisons suivantes :
- Des logements ont été construits d’une façon illégale sur des
parcelles de terrains affectée par les anciens présidents sans le
respect des procédures réglementaires,
- Même si ces logements ressemblent à des taudis, faisant de
Taghbaloute un bidonville, leurs occupants se sont groupés en
association et ne cessent d’attaquer la Commune en justice pour un
oui ou un non. Le denier en date concerne la taxe d’occupation qui
était de 1 DH le m2 par an et qui a été porté par le Conseil à 20 DH
depuis 2005. Avant cette date, l’occupant d’un espace de 100 m2
payait 100 DH par an, le prix de 3 paquets de cigarettes !!!
- Les terrains de Taghbaloute que tout le monde considérait comme
patrimoine communal, font l’objet maintenant de requêtes et
jugements d’appropriation de la part de 3 familles.
- Pour raser les constructions existantes comme le prévoit le plan
d’aménagement et l’étude du réaménagement, il faut un une volonté et
un courage politiques de la part des membres du Conseil, et un franc
accompagnement des autorités locales et provinciales… et cela, j’en
doute fort !!
- Il y a et il y aura des oppositions fortes aux changements que je
souhaite apporter au site, et dans tous les cas, je ne donnerais le
premier coup de pioche que si j’ai la certitude d’être soutenu par
la majorité des membres du Conseil et de la population kasbaouis et
l’adhésion sans réserve et l’appui des autorités administratives
(Pachalik, Province).
Question 21 : Quid de ces rumeurs
sur la vente et la spéculation de certains terrains de Taghbaloute ?
Réponse :
Si
des parcelles de terrain à Taghbaloute, ont, d’après des rumeurs,
fait l’objet de transactions immobilières, c’est à l’insu de la
Commune. Dans ce genre d’opérations, la Municipalité délivre une
attestation administrative, ce qui n’a jamais été le cas pour
Taghbaloute. On peut alors penser que la transaction a été faite par
un contrat sous seing privé… et dans ce cas, la Commune n’assume
aucune responsabilité.
Question 22 :
Vous avez participé
au congrès AFRICITES à Marrakech. Qu’est ce que cette participation
a pu porter à vous-même et à El Ksiba?
Réponse :
Pour El Ksiba, rien du tout, puisque AFRICITES est un forum des
Présidents et Maires des villes africaines qui se rencontrent pour
faire connaissance et échanger leurs expériences. Pour moi, c’était
à la fois intéressant et honorifique puisque les organisateurs m’ont
confié la présidence de l’atelier où a été débattue la problématique
du financement des projets d’investissement et d’équipement des
collectivités locales.
J’avais assumé cette mission avec, à mes cotés, comme rapporteur, Si
Karim MANSOURI, Directeur Général du Fond d’Equipement Communal (FEC),
et c’est probablement la qualité des débats, des idées échangées et
les résolutions retenues qui m’ont valu d’être coopté par le
Ministère de l’Intérieur comme membre au sein du Conseil
d’administration du FEC.
Question 23 : Votre mot de la fin
Monsieur le Président ?
Réponse :
Je suis conscient
de la lourde responsabilité qui m’a été confiée par les citoyens et
les conseillers kasbaouis. Chaque fois que je ressens un sentiment
de découragement ou une quelconque hésitation, je me rappelle la
mobilisation, la symbiose et la liesse populaire à l’égard de ma
modeste personne… Et grâce à l’aide de DIEU, Cela me redonne du
courage et de la persistance pour continuer à avancer contre vents
et marrées.
Vos
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